Le CAP Pâtissier mène à un emploi d’ouvrier de production, dans l’artisanat, l’hôtellerie-restauration, l’agroalimentaire, la grande distribution ou la restauration de collectivités. À l’EPMT, ce diplôme se prépare en apprentissage, en 2 ans ou en 1 an selon le profil du candidat.

Programme du CAP Pâtissier : quelles compétences développe-t-on ?
Ce diplôme de niveau 3 qualifie pour gérer les stocks de produits, fabriquer les pâtes et les crèmes, décorer les desserts, puis les présenter et les décrire. Il compte huit blocs de compétences à valider. Deux sont professionnels : la production de petits fours et de gâteaux de voyage, puis la production d’entremets et de petits gâteaux. Les six autres relèvent de l’enseignement général, comme le détaille le référentiel du CAP.
À l’EPMT, les enseignements professionnels sont la fabrication de pâtisseries, l’approvisionnement et la gestion de stocks, et le projet chef-d’œuvre. Les enseignements généraux ne sont pas dispensés dans le parcours en 1 an.
Quelle place pour la pratique ?
À l’EPMT, la pratique se déroule dans des laboratoires de pâtisserie qui servent aussi de centre d’examen. Les formateurs techniques sont tous d’anciens professionnels des métiers de l’alimentation, les cours peuvent être planifiés du lundi au vendredi, de 7h30 à 17h30.
Le profil recherché associe le sens artistique et créatif à la rigueur : l’EPMT retient comme qualités requises le respect de l’ordre, de la propreté et de l’hygiène, ainsi que la discipline et l’organisation. Il est aussi nécessaire d’aimer travailler en équipe.
La pratique se poursuit en entreprise : sur 3661 heures de formation en 2 ans, 2702 s’y déroulent, hors congés, soit près des trois quarts du parcours.
À quoi ressemble l’apprentissage ?
Dans le parcours en 2 ans, l’apprenti alterne une semaine à l’EPMT et deux semaines en entreprise, de fin août à début juillet. Il reste ensuite en entreprise en continu, jusqu’à la rentrée suivante ou jusqu’à l’échéance de son contrat. Il peut aussi être amené à participer à une ou deux journées portes ouvertes de son centre de formation.
Le contrat d’apprentissage doit être signé avec une entreprise au plus tard trois mois après le début de la formation. Selon les places disponibles, une promesse d’embauche peut être exigée dès le dossier de candidature. Lorsqu’elle ne l’est pas, la recherche d’employeur se poursuit après l’admission : les chargés de relations entreprises du pôle placement accompagnent alors les candidats et les mettent en relation avec les recruteurs du réseau d’entreprises partenaires, notamment lors des forums de recrutement organisés chaque année par l’école.
L’apprenti est salarié de son entreprise : sa rémunération varie selon son âge et son année de formation, et la formation est gratuite pour lui, car elle est financée par le contrat. Des frais annexes restent toutefois à prévoir : frais administratifs (65 euros, en formation initiale, remboursables sous conditions), tenue professionnelle (à partir de 238 euros selon la formule) et mallette de matériel (de 249 à 280 euros selon les prestataires). Ces tarifs 2026 sont indicatifs. Des aides aux apprentis existent.
©Alice Santini
Comment le diplôme est-il évalué ?
En première année, le tour, les petits fours secs et moelleux et les gâteaux de voyage sont évalués à l’oral, à l’écrit et en pratique, en contrôle en cours de formation. En seconde année, l’épreuve d’entremets et de petits gâteaux est ponctuelle, à l’oral, à l’écrit et en pratique, et le chef-d’œuvre est également présenté à l’oral. Les apprentis formés en 1 an passent la première épreuve de pratique en contrôle en cours de formation au premier semestre ; la deuxième épreuve de pratique est évaluée en ponctuel en fin de formation.
Deux ans, un an ou formation continue : quel parcours choisir ?
Le parcours en 2 ans est ouvert dès 15 ans aux élèves issus de 3e, et jusqu’à 29 ans révolus pour les autres candidats. Celui en 1 an s’adresse aux candidats de 16 à 29 ans révolus qui ont intégralement suivi une classe de première ou qui détiennent un diplôme de niveau 3 ou 4. Il compte 3 jours à l’EPMT, une semaine sur deux, pour 1834 heures dont 1407 en entreprise, hors congés. Le programme est aussi ouvert en formation continue : la version hybride s’adresse aux adultes, sans limite d’âge, avec ou sans expérience.
Le quotidien du métier, les débouchés et les poursuites d’études sont détaillés dans notre article Comment devenir pâtissier ? Études, formation et débouchés. Pour candidater, postulez sur la page d’inscription, assistez à une séance d’information, puis passez l’entretien d’admission.
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