Le CAP Cuisine attire de nombreux jeunes, mais son contenu et son organisation restent difficiles à se représenter pour les candidats comme pour leurs familles. À Paris, l’EPMT propose le CAP Cuisine en apprentissage, avec une semaine à l’école pour deux semaines en entreprise pour le parcours en deux ans.
Un cycle de 3 semaines entre le CFA et l’entreprise
Dans le parcours en 2 ans, l’alternance suit un cycle de trois semaines : une semaine en CFA, puis deux semaines en entreprise. La semaine en CFA est consacrée aux enseignements professionnels et généraux du diplôme. À l’EPMT, ils sont dispensés par des formateurs techniques, tous anciens professionnels de l’hôtellerie-restauration, et l’école compte six cuisines pédagogiques de 15 postes et un laboratoire de dégustation, qui servent aussi de centre d’examen. Les deux semaines en entreprise permettent de pratiquer le métier au sein d’une équipe, sous la conduite d’un maître d’apprentissage.
Le programme du CAP cuisine
Le CAP Cuisine s’organise autour d’une compétence professionnelle centrale : assurer la production culinaire et sa distribution. Cette compétence repose sur deux dimensions : l’organisation de la production et sa réalisation.
La première est l’organisation : préparer son poste de travail, participer à l’approvisionnement et au stockage des produits, respecter à tout moment les règles d’hygiène, de sécurité et de rentabilité. La seconde est la réalisation : maîtriser les techniques culinaires de base, produire dans le respect des consignes, contrôler la qualité de ce qui sort de cuisine, dresser et participer à la distribution. En pratique, une même séance associe souvent plusieurs techniques à un menu complet : lever et cuire un poisson rond pour un filet de bar, ou réaliser une pâte feuilletée pour une tarte fine, par exemple.
Ces compétences professionnelles sont complétées par des enseignements généraux, notamment en français, mathématiques et langue vivante.
En fin de formation, les examens évaluent les différentes compétences travaillées pendant la formation, à travers des épreuves écrites, pratiques et orales. Un oral de chef-d’œuvre complète l’évaluation.
©Alice Santini
La place de l’entreprise dans la formation
La formation se déroule majoritairement en entreprise, avec une partie des enseignements dispensés en CFA. Cette répartition traduit le principe même de l’apprentissage : les compétences sont travaillées à l’école, puis mises en œuvre en conditions réelles, au rythme d’une brigade.
L’apprenti est salarié de son entreprise d’accueil : il perçoit une rémunération et les frais de formation sont pris en charge dans le cadre de l’apprentissage. Le pôle placement de l’EPMT accompagne les candidats admis dans leur recherche d’entreprise. Selon les places disponibles, une promesse d’embauche peut être exigée dès le dossier de candidature.
CAP cuisine en 1 an : conditions et rythme
Un parcours en un an est proposé aux candidats entre 16 et 29 ans révolus et qui sont titulaires d’un diplôme de niveau 3 ou 4, ou qui ont suivi une classe de première dans son intégralité, avec l’accord de la direction pédagogique.
Ce parcours resserre le rythme d’alternance à deux jours en CFA pour trois jours en entreprise. Les adultes en reconversion peuvent aussi préparer le diplôme en formation continue hybride, sur 8 mois.
Pour quel profil ?
Le parcours en deux ans est ouvert dès 15 ans aux élèves issus de 3e et jusqu’à 29 ans révolus pour les autres candidats. Le métier implique de travailler debout, de respecter des consignes précises et de maintenir son attention dans un environnement où le rythme peut être soutenu.
Plusieurs poursuites de formation sont ensuite possibles, comme le Bac Pro Cuisine en 2 ans, le BP Arts de la Cuisine ou des certificats de spécialisation, comme le CS Desserts de restaurant ou le CS Fabrication traiteur.
Découvrir avant de choisir
L’admission repose sur un entretien avec un formateur, complété si besoin par un test de positionnement : c’est l’occasion de vérifier que le projet correspond à la réalité du métier. L’EPMT organise aussi des journées portes ouvertes, où il est possible de visiter les locaux et de rencontrer formateurs et apprentis.
©Alice Santini
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