Il se passe toujours quelque chose à l’EPMT au printemps. Ce qui frappe, au fil des semaines, c’est surtout la manière dont nos apprenties et apprentis évoluent et déploient leurs ailes de papillon.
Nous le voyons dans des moments très concrets. Lors du dîner théâtralisé organisé en l’honneur de nos partenaires, ils ont porté une expérience complète, exigeante, collective. Lors d’un dîner signature aux côtés de notre chef de cœur Gérard Sallé, ils ont travaillé avec ce niveau de précision et de régularité que demande le métier.
Et puis il y a ces temps de rencontre avec les entreprises : plus de 800 visiteurs lors des derniers forums de recrutement, devenus au fil des années un rendez-vous incontournable. Là, les échanges sont directs, les parcours s’accélèrent, et certains trouvent très vite leur place. Une dynamique que l’on a aussi retrouvé aux Journées Portes Ouvertes, avec l’accueil de plus de 1 200 visiteurs venus chercher des formations concrètes et directement connectées à l’emploi.
Tout cela raconte une même chose : on apprend ici en faisant, en s’adaptant, en se confrontant au réel.
C’est dans cet esprit que nous avons inauguré, le 26 mars dernier, de nouveaux espaces pédagogiques, en présence de Valérie Pécresse, ainsi que de nos partenaires AKTO et la branche professionnelle HCR. Ces lieux ont été pensés pour accompagner les évolutions du secteur : des espaces de démonstration, des plateaux techniques repensés, mais aussi des lieux de vie qui comptent dans le quotidien des apprentis. Un moment fort que je vous invite à revivre en images. Former dans de bonnes conditions, c’est aussi cela, donner un cadre qui ressemble au métier et dans lequel chacun peut progresser.
Les équilibres du financement de l’apprentissage, notamment la baisse annoncée des niveaux de prise en charge, invitent à rester collectivement vigilants alors que l’inflation s’annonce forte cette année. Et tout cela avec une démographie qui va chuter dans les années à venir. Ils nous obligent aussi à réaffirmer ce qui fait la force de notre modèle : une formation exigeante, ancrée dans la pratique et directement connectée aux besoins des entreprises.
La campagne de versement du solde de la taxe d’apprentissage – qui s’ouvrira le 26 mai – est un moment clé pour notre école. Cet impôt, dû par les entreprises, peut être librement affecté à l’établissement de formation de leur choix via la plateforme nationale SOLTéA. Il nous permet de poursuivre notre mission : accueillir l’ensemble des publics, en portant une attention particulière à celles et ceux dont le parcours est plus fragile, et faire de l’inclusion une réalité concrète au quotidien. Soutenir l’Association Jean Blat, c’est agir simplement et directement en faveur de ces engagements. Retrouvez toutes les informations sur notre site pour vous aiguiller dans votre démarche.
À l’approche des examens, je voudrais enfin saluer le chemin parcouru. Derrière chaque épreuve, il y a du travail, des expériences vécues, des exigences intégrées, autant d’étapes qui construisent une véritable posture professionnelle. À nos apprenties et apprentis, comme aux équipes pédagogiques et administratives qui les accompagnent, je leur souhaite de passer des épreuves dans les meilleures conditions. Mais attention, nous récoltons au bout du chemin ce que nous avons semé durant notre parcours : on ne reçoit pas ce que l’on espère, mais ce que l’on construit.
Ismaël Menault, Directeur général
Le 26 mars dernier, l’École de Paris des Métiers de la Table a inauguré ses nouveaux espaces pédagogiques sur son campus du 17e arrondissement, en présence de Valérie Pécresse. Soutenue par la Région Île-de-France, AKTO et la branche professionnelle HCR, cette extension de 500 m² concrétise près de deux années de transformation au service d’un objectif clair : former au plus près des réalités et des exigences des métiers de l’hospitalité.
Après le découpage du ruban, la visite des espaces mené par Ismaël Menault, directeur général de l’école, a permis de prendre la mesure du projet. D’un plateau technique à l’autre, tout a été pensé pour conjuguer exigence professionnelle et qualité d’apprentissage : cuisine de production aux équipements de dernière génération, espaces de démonstration ouverts sur les échanges avec les professionnels, lieu de dégustation, chambre d’application hôtelière ou encore espace dédié au bien-être. Des environnements lumineux, modernes, conçus pour être utilisés au quotidien et placer les apprentis dans des conditions d’exercice au plus proche du réel.
La transformation dépasse les seuls outils pédagogiques. Elle redessine aussi la vie de campus, avec des espaces de détente et de loisirs numériques, des terrasses et des zones ouvertes qui favorisent les temps collectifs et les échanges. Cette attention portée aux usages s’accompagne d’une démarche environnementale affirmée, avec des toitures végétalisées et une structure bois, qui contribuent à un cadre plus durable et plus apaisé.
La présence de Valérie Pécresse a permis de rappeler l’importance de ces investissements pour la filière, en soulignant que, même dans un contexte de transformation technologique – notamment avec le développement de l’intelligence artificielle – le savoir-faire et le savoir-être demeurent au cœur des métiers de l’hospitalité.
La visite s’est prolongée autour d’un cocktail préparé et servi par les apprentis, venant conclure cette inauguration de la manière la plus concrète : en donnant à voir, en situation réelle, le niveau d’exigence et de professionnalisation porté par l’EPMT.
Aux côtés de la Région Île-de-France, d’AKTO et de la branche professionnelle HCR, l’école confirme ainsi son engagement à investir durablement dans la formation et dans l’avenir des métiers.
Le 9 avril 2026, l’EPMT a réuni ses partenaires autour d’un dîner théâtralisé inédit, où formation, création et engagement se sont conjugués dans une expérience immersive portée par les apprentis.
Former aux métiers de la table, c’est préparer à la technique autant qu’à la relation, à l’exigence autant qu’à l’humain. C’est dans cette logique que s’inscrit La Toque & la Rose, un dîner conçu comme un véritable outil pédagogique. Inspirée du cinéma muet des années 30, la soirée a mêlé gastronomie et mise en scène. Entre les services, les apprentis de la mise à niveau BTS MHR ont interprété des saynètes, sous la direction de leur formateur théâtre Anaël Alexandre.
Le récit, ancré dans les codes du film muet, explore les coulisses des métiers de la restauration et aborde, en filigrane, des réalités plus sensibles, comme la question de la violence en cuisine et en salle. Une manière d’ouvrir le dialogue sur des pratiques qui évoluent, et de sensibiliser les futurs professionnels à des environnements de travail plus respectueux.
Cette narration se prolongeait dans l’assiette, avec un menu construit en clair-obscur, jouant sur les contrastes du noir et blanc, jusqu’à l’apparition de la couleur au dessert, autour de la fraise et de la rose. Mobilisés en cuisine, en salle et en sommellerie, les apprenties et apprentis ont assuré l’ensemble de la prestation aux côtés de leurs formateurs, dans des conditions proches de celles d’un établissement gastronomique.
Cette soirée a également permis de mettre en lumière des engagements structurants pour l’école : la mobilité, avec la présence d’un apprenti venu de Milan et le témoignage d’un apprenti parti en Provence dans le cadre du programme Étoiles & Terroirs® ; et l’inclusion, en présence notamment de l’AGEFIPH et de sa Directrice générale, Caroline Dekerle.
Aux côtés de l’EPMT, les partenaires jouent un rôle essentiel dans cette dynamique. Leur engagement – dans l’accueil, la formation et l’insertion des apprentis – est un levier concret pour accompagner chaque jeune vers l’emploi, en particulier ceux en situation de handicap.
Par leur présence, Geoffroy Boulard, maire du 17ᵉ arrondissement, et Murielle Bourreau, conseillère régionale déléguée à l’artisanat et à la gastronomie, ont salué le rôle de l’EPMT comme acteur engagé de son territoire et de sa filière.
À travers La Toque & la Rose, l’EPMT affirme une conviction : former, c’est transmettre des savoir-faire, mais aussi préparer à exercer un métier exigeant, collectif et en constante évolution.
©Alice Santini
Depuis plus de 20 ans, l’EPMT organise des forums de recrutement devenus des rendez-vous clés pour les professionnels de l’hôtellerie-restauration. Bien au-delà de simples rencontres, ils constituent un véritable outil d’insertion et de structuration de la filière.
Les 11 février et 25 mars derniers, l’EPMT a accueilli deux nouvelles éditions de ses forums pour l’emploi, réunissant plus de 800 visiteurs et une quarantaine d’entreprises partenaires. Dans un contexte de tension sur les recrutements, ces temps de rencontre offrent une réponse concrète aux besoins du secteur : mettre en relation, en un même lieu et au même moment, des jeunes formés aux exigences du métier et des employeurs en recherche de profils opérationnels.
Ce qui fait la singularité de ces forums tient à leur efficacité. Les échanges sont directs, qualifiés, souvent décisifs. Ils permettent aux entreprises – des maisons emblématiques comme le Four Seasons Hotel George V, des institutions parisiennes telles que le Moulin Rouge, ou encore des groupes reconnus comme Groupe Ducasse, Groupe Bertrand, Beaumarly ou Elior – d’identifier rapidement des talents, et aux apprentis de se positionner, de défendre leur parcours et, pour certains, de concrétiser un contrat d’apprentissage dès le jour même.
Au fil des années, ces rendez-vous se sont imposés comme une référence, en grande partie grâce à la fidélité des partenaires et à la qualité des profils présentés. Les entreprises présentes soulignent régulièrement la préparation, l’engagement et l’adaptabilité des candidats issus de l’EPMT, autant de compétences aujourd’hui déterminantes dans un secteur en constante évolution.
Au-delà du recrutement immédiat, ces forums participent à une dynamique plus large : celle d’un écosystème où école et entreprises travaillent de concert pour accompagner les parcours, sécuriser les entrées dans le métier et répondre aux transformations du secteur, notamment en matière d’attractivité, de conditions de travail et d’inclusion.
Les prochaines éditions se tiendront les 24 juin et 23 septembre, de 9h à 12h.
Un grand merci à l’ensemble de nos partenaires, dont l’engagement continu fait de ces forums un levier essentiel pour l’emploi et la formation.
Lauréate du Trophée Apprentiscène 2024, l’École de Paris des Métiers de la Table poursuit l’aventure en 2026 : le 16 avril, ses apprentis se sont qualifiés pour les sélections régionales organisées sur le campus de Ferrandi Paris à Saint-Gratien, face à deux autres écoles hôtelières parisiennes
Derrière cette qualification, plusieurs semaines de travail menées par une classe de mise à niveau BTS MHR, accompagnée par leur formateur théâtre et metteur en scène Anaël Alexandre. Ensemble, ils ont écrit puis interprété une saynète directement inspirée de situations vécues en entreprise.
Car c’est bien là l’enjeu du projet porté par Apprentiscène : déplacer le regard. Passer par la scène pour mieux comprendre son métier. Travailler la voix, la posture, l’adresse à l’autre, autant de dimensions rarement formalisées, mais essentielles dans les métiers du CHR. Au fil des ateliers, les apprentis expérimentent autrement la relation client, la gestion des émotions, la justesse du geste. Le théâtre devient alors un outil concret, au service de leur future pratique professionnelle.
Qualifiée pour les sélections nationales du 18 mai, l’équipe de l’EPMT poursuivra l’aventure avec, en perspective, la finale du 20 mai au théâtre de la Renaissance à Paris. L’EPMT remercie les équipes d’Apprentiscène ainsi que AKTO pour leur engagement, et salue le travail de ses apprentis et de leur formateur.
Le 19 mars 2026, l’École de Paris des Métiers de la Table a accueilli un dîner signature imaginé par Gérard Sallé, Maître Cuisinier de France, chef étoilé et parrain de la promotion 2024.Un projet commun entre un MOF et les apprentis
Formé au sein de maisons emblématiques telles que Le Bristol, le Plaza Athénée ou encore Fouquet’s, le chef développe une cuisine exigeante, précise et ancrée dans les fondamentaux de la gastronomie française. À travers ce menu conçu spécialement pour l’EPMT, il a partagé cette exigence avec les équipes et les apprentis, dans un cadre fidèle aux conditions d’un service gastronomique.
Ce dîner a mobilisé plusieurs parcours de formation – cuisine, pâtisserie, service et sommellerie – réunis autour d’un objectif commun : produire une prestation cohérente, maîtrisée et au niveau d’exigence attendu en restauration.
Encadrés par leurs formateurs, les apprenties et apprentis ont été pleinement impliqués à chaque étape. En cuisine, ils ont travaillé la précision des cuissons, l’organisation du poste et la régularité des dressages. En salle, ils ont affiné la qualité de l’accueil, la fluidité du service et la coordination avec la cuisine. En sommellerie, ils ont participé à l’élaboration d’accords adaptés, intégrant également des propositions sans alcool en réponse aux nouvelles attentes du secteur.
Le menu en six temps a servi de support concret à cet apprentissage, en mettant l’accent sur la lisibilité des produits et la justesse des équilibres. Du topinambour et homard en ouverture, à la finesse des Saint-Jacques crues, jusqu’au bar ou au paleron de veau, chaque séquence a permis de mobiliser des savoir-faire techniques précis, avant une conclusion tout en équilibre autour de la pomme, de la poire et du miel.
Au-delà de la qualité de la prestation, ce type de format pédagogique permet aux apprentis de se confronter à la réalité du service, d’en comprendre les exigences et de développer les réflexes attendus en milieu professionnel.
Un temps fort de formation, où la transmission s’exerce dans l’action, au plus près des pratiques du métier.
©Alice Santini
Le 11 février, l’EPMT a accueilli une nouvelle session de l’Atelier Bocuse, permettant à des collégiens de découvrir concrètement les métiers de la gastronomie.
En cuisine, les jeunes participants ont travaillé les bases techniques : organisation du poste, précision du geste et hygiène. Ils ont découvert ce que signifie évoluer dans un environnement professionnel, entre rigueur, cadence et esprit d’équipe. Une approche par l’expérience, bien au-delà d’une simple présentation de métier.
La matinée s’est conclue par une remise des attestations, moment structurant pour ces jeunes, qui ont pu mesurer à la fois les exigences et les opportunités qu’offrent les métiers de la table.
L’EPMT remercie chaleureusement la Fondation Paul Bocuse pour sa confiance et son engagement en faveur de la transmission.
Quatre apprentis de Terminale Bac Pro Boulangerie-Pâtisserie ont eu la chance d’effectuer une mobilité européenne en février, dans le cadre d’un séjour de formation de deux semaines.
Au programme : une immersion professionnelle au sein de l’établissement Madeleine, ou les apprentis ont alternés journées en entreprise et travaux pratiques à l’IPSSEOA, école hôtelière romaine partenaire. Chaque binôme a ainsi pu découvrir les pratiques et les exigences de la boulangerie-pâtisserie à l’italienne, tout en développant leur adaptabilité dans un environnement professionnel étranger.
Lors de ce séjour, les apprentis de l’EPMT ont également découvert le patrimoine culturel de la ville : visite autoguidée du Colisée, promenade du Gianicolo, dîner à Trastevere, visite guidée du Vatican et de la Basilique Saint-Pierre. Autant de moments qui ont enrichi cette expérience.
L’EPMT remercie Yann Dubois et Florence Heudron pour l’organisation de ce séjour, et adresse toutes ses félicitations aux quatre apprentis pour leur engagement tout au long de cette belle aventure.
Le premier avril dernier, le restaurant d’application de l’EPMT a accueilli 60 convives pour un déjeuner Sans Fourchette, organisé en partenariat avec l’association Mémoire & Santé de Fabienne Verdureau.
Pour l’occasion, les apprentis ont conçu un menu en trois temps, des arancini truffés en entrée jusqu’au dôme de chocolat blanc et mousse de chocolat noir en dessert, en passant par un râble de lapin et des noix de Saint-Jacques marinées au Yuzu. Un exercice exigeant, qui mobilise autant la technique culinaire que la sensibilité au handicap invisible.
L’EPMT remercie Fabienne Verdureau et l’association Mémoire & Santé pour cette nouvelle édition d’un partenariat qui nous tient à cœur.
©Stéphane Clément
En mars et avril, les apprentis sommeliers de l’EPMT ont vécu deux temps forts dédiés à la découverte et à la transmission : une présentation et une masterclass autour des vins Millebuis par les Vignerons de Buxy, suivies d’une dégustation de champagnes X. Thuizat.
Le 2 mars, Rémi Marlin et Alain Pierre sont venus présenter aux apprentis la collection du domaine Millebuis, à l’initiative de David Hairion et made in mouse. Dix jours plus tard, les apprentis prenaient les rênes en animant eux-mêmes une masterclass autour de cinq cuvées emblématiques de la Côte Chalonnaise (Bourgogne Aligoté, Montagny, Mercurey et Givry 1er Cru) une région trop souvent méconnue malgré la qualité exceptionnelle de ses terroirs. Une belle occasion de mettre en pratique leur expertise et de transmettre leur passion avec professionnalisme.
Le 10 avril, les apprentis ont poursuivi leur exploration avec une dégustation consacrée aux champagnes X. Thuizat : une sélection de cuvées amenées à rejoindre les cabines d’Air France. Une occasion rare de découvrir ces vins d’exception en avant-première, et d’affiner leur palette au contact d’un professionnel passionné.
Une belle dynamique pour ces apprentis, qui accumulent les expériences au contact de professionnels engagés.
©Alice Santini
Le 4 mars, les apprentis des classes CU19 et PA30 ont participé à une matinée organisée par Service Compris, dédiée à l’entrepreneuriat dans les métiers de bouche.
Deuxième étape de leur parcours en ligne, cette intervention avait pour objectif de leur faire comprendre la logique économique du monde de la food : salaires, food cost, modèles de rentabilité. Des notions essentielles, même pour ceux qui n’envisagent pas de se lancer à leur compte.
La matinée s’est ouverte sur une conférence en salle Jean Blat animée par Pauline, Maud et Claire de Service Compris, suivie d’une interview croisée avec deux auto-entrepreneurs. Noémie Coyez, en cours de lancement d’un coffee shop franco-vietnamien, et Yvan Duvergier, fondateur de Jamais 2 sans 3, un lieu de vie autour du vin, ont partagé leurs expériences avec sincérité : les contraintes du quotidien, l’importance de bien s’entourer, la gestion du financement et la nécessité d’anticiper. Les deux dernières heures étaient consacrées à des ateliers pratiques autour du business plan : sa structure littéraire et chiffrée, son rôle pour convaincre banquiers et associés, et les étapes clés du plan de financement.
L’EPMT remercie Service Compris pour la qualité de cette intervention et pour l’accompagnement qu’ils offrent aux futurs entrepreneurs des métiers de la table.
Le 26 mars, l’EPMT a accueilli Mathieu Thill, coordinateur d‘éco-production, pour une conférence organisée dans le cadre du dispositif Lycéens et Apprentis au Cinéma, porté conjointement par le ministère de l’Éducation, le ministère de la Culture et le CNC, qui propose des rencontres avec des professionnels du cinéma pour compléter la découverte des films au programme.
Cette année, les classes PRC01 et PBP01 ont eu l’opportunité d’assister à la projection de Mad Max : Fury Road de G. Miller et 90’ de Jonah Hill, avant de retrouver Mathieu Thill en salle Jean Blat pour une conférence intitulée « Le métier d’éco-producteur : le cinéma à l’heure du dérèglement climatique ». Dans le cinéma depuis plus de 20 ans, il a notamment travaillé sur Le Roman de Jim des frères Larrieu, récompensé par le Prix Ecoprod au Festival de Cannes 2024.
Lors de son intervention, il a partagé avec les apprentis sa méthode de travail : intervenir dès le greenlight d’un film pour identifier les impacts environnementaux et sociaux, mettre en place des plans de mobilité, de sobriété énergétique et numérique, et réduire les déchets sur les tournages.
Des enjeux qui résonnent particulièrement dans les métiers de la table, où la gestion des déchets, le bien-être des équipes et la responsabilité environnementale sont désormais au cœur des pratiques professionnelles.
L’EPMT remercie Mathieu Thill et Sara Joy Mercier pour la qualité de cet échange.
Le 12 mars, l’EPMT a accueilli une session de sensibilisation aux dangers des addictions, organisée en partenariat avec Euro-Toques Jeunes et GAE Conseil, cabinet expert en prévention des conduites addictives, dans le cadre du programme HCR Bien-être.
L’intervention s’est appuyée sur l’Addicto’Quizz, méthode ludo-pédagogique développée par GAE Conseil, conçue pour apporter aux participants des connaissances sur les risques liés aux produits psychoactifs et à certains comportements, sans tabou et sans jamais aborder les pratiques personnelles des participants. Un format particulièrement adapté à un public jeune, qui permet d’ouvrir le dialogue dans un climat de confiance et de convivialité.
Les thématiques abordées ( alcool, drogues, écrans et comportements à risque ) sont autant de réalités auxquelles les futurs professionnels des métiers de la table peuvent être confrontés dans leur vie personnelle comme dans leur environnement de travail. Une sensibilisation d’autant plus précieuse qu’elle intervient tôt dans leur parcours de formation.
L’EPMT remercie Euro-Toques Jeunes et GAE Conseil pour cette initiative et leur engagement en faveur du bien-être des apprentis.
Le 9 mars, les apprentis de l’EPMT ont participé à une masterclass dédiée à un geste essentiel du métier de cuisinier : la découpe, dans le cadre du partenariat avec Euro-Toques.
Organisée aux côtés de la marque ARCOS, fabricant historique de coutellerie professionnelle depuis le XVIIIᵉ siècle, cette démonstration a permis de replacer l’outil et le geste au cœur du métier. Aux côtés du chef Hervé Filatre, les apprentis ont pu observer et comprendre l’importance de la précision, de la régularité et du respect du produit dans les techniques de découpe.
Au-delà de la démonstration, cette masterclass illustre pleinement la pédagogie de l’EPMT : transmettre les fondamentaux en lien direct avec les pratiques professionnelles. Maîtrise des gestes, connaissance des outils, exigence technique… autant de compétences structurantes pour évoluer en cuisine et gagner en efficacité au quotidien.
Ces temps d’échange avec des chefs et des partenaires engagés permettent ainsi de renforcer l’apprentissage par l’expérience et de donner aux futurs professionnels les clés d’un savoir-faire durable.
Le 17 février 2026, les apprentis en BTM Pâtissier de l’EPMT ont participé à une journée immersive aux côtés des équipes des Vergers Boiron, entre masterclass et challenge créatif.
Référence internationale dans la transformation de fruits pour les professionnels, Les vergers Boiron accompagnent les chefs avec des purées reconnues pour leur précision aromatique et leur régularité. Aux côtés de Corentin Magnin, chef pâtissier de la maison, les apprentis ont débuté la journée par une exploration sensorielle des agrumes, avant de passer à la pratique.
Par binôme, ils ont relevé le défi « Choux aux agrumes » : imaginer et réaliser huit desserts individuels à base de pâte à choux, en intégrant les purées de la gamme, avec une exigence forte de cohérence, de créativité et de production responsable. Travail des textures, équilibre des saveurs, maîtrise des techniques : chaque création devait traduire une démarche complète, de la conception à la présentation orale devant le jury.
Au-delà du challenge, cette journée a permis aux apprentis de se confronter aux attentes du secteur, en mobilisant à la fois rigueur, sens du détail et capacité à innover. Une collaboration avec Les vergers Boiron qui illustre pleinement l’ambition de l’EPMT : former des professionnels capables de créer, de structurer et de défendre leurs réalisations.
Le 7 mars 2026, l’EPMT a accueilli la 22ᵉ édition du Festival National des Croquembouches. Une journée de concours intense, où de jeunes pâtissiers venus de toute la France sont venus se mesurer à l’un des grands classiques de leur métier.
Revisiter un croquembouche n’a rien d’un exercice académique. C’est une épreuve complète, qui mobilise à la fois technique, organisation et sens artistique. En binôme, les candidats disposaient de 3h30 pour concevoir une pièce originale autour d’un thème hommage aux grandes comédies musicales, invitant à traduire en volume, en sucre et en mouvement, l’univers du spectacle.
Montage au sucre cuit, travail de la nougatine, régularité des choux, finesse des éléments décoratifs : chaque geste compte, chaque détail est visible. À cela s’ajoute une exigence souvent sous-estimée : proposer une pièce transportable, pensée comme un produit destiné à être livré et présenté chez un client. Une manière de replacer la création dans la réalité du métier.
Présidé par le chef pâtissier Angelo Musa, le jury réunissait des professionnels reconnus pour leur exigence et leur engagement dans la transmission. Leur regard, à la fois technique et pédagogique, inscrit pleinement ce concours dans une logique de progression et d’apprentissage.
En accueillant le festival depuis 2025, l’EPMT s’inscrit dans cette dynamique. Au-delà de la mise à disposition des laboratoires, c’est un environnement de formation qui est mis en lumière : un lieu où les savoir-faire se construisent, se confrontent et se transmettent au contact direct des réalités du métier.
Un temps fort pour la filière pâtissière, où l’exigence du geste rejoint le plaisir de créer, et où chaque pièce raconte déjà un futur parcours professionnel.
Le 21 mars 2026, l’EPMT a accueilli la 20ᵉ édition de la Coupe de France des Jeunes Chocolatiers Confiseurs, organisée par l’Académie Française du Chocolat et de la Confiserie. Un concours de référence qui met à l’épreuve les talents en formation, autour d’un haut niveau d’exigence technique et créative.
Cette année, les candidats ont travaillé autour d’un thème inspiré de l’univers de Claude Monet, invitant à traduire en chocolat une approche artistique sensible, tout en respectant les contraintes du métier.
Pendant plusieurs heures d’épreuves, ils ont dû réaliser une pièce artistique, des bonbons de chocolat et des confiseries, en mobilisant précision du geste, maîtrise des textures et organisation rigoureuse.
L’EPMT était pleinement engagée dans cette édition, à la fois comme lieu d’accueil et à travers la participation de deux apprentis en BTM Chocolatier-Confiseur, Simon Ruiz et Inès Fraboulet. Confrontés aux exigences du concours, ils ont pu mettre en pratique les compétences acquises en formation, dans des conditions proches du réel.
Si cette participation ne s’est pas traduite par un classement, elle s’inscrit dans une dynamique plus large pour l’école. En 2025, Aliénor Caviggia, alors apprentie à l’EPMT, remportait en effet la Coupe de France, illustrant le niveau d’excellence atteint par les jeunes talents formés au sein de l’établissement.
Accueillir et participer à ce concours s’inscrit pleinement dans la pédagogie de l’EPMT : confronter les apprentis aux standards du métier, développer leur autonomie et affiner leur exigence.
Un temps fort pour la filière chocolaterie, où la formation prend tout son sens : apprendre, expérimenter, et progresser au contact du réel.
©Alice Santini
26 candidates et candidats, venus de toute la France, ont investi l’ensemble des espaces de l’école dès 7h00 : salles de classe pour les ateliers pratiques, salle Jean Blat pour les épreuves écrites, restaurant d’application pour le déjeuner du jury, et salon Lafontaine pour le cocktail de clôture en fin de journée. Une organisation d’envergure, mobilisant l’ensemble des équipes de l’EPMT pendant deux jours, depuis la mise en place des salles la veille au soir jusqu’au cocktail de clôture.
Les épreuves ont évalué les fondamentaux du métier de gouvernant : briefing d’équipe, formation aux gestes et postures, et entretien avec la direction. Un jury composé de professionnels, de MOF et d’enseignants a veillé au bon déroulement de cette journée exigeante, au cours de laquelle chaque candidat a eu l’occasion de révéler son niveau d’excellence et la passion qu’il met chaque jour au service de son métier.
La journée s’est conclue par un cocktail réunissant candidats, jurys et organisateurs au salon Lafontaine, dans un esprit de convivialité et de partage propre aux valeurs portées par le titre MOF.
L’EPMT est fier d’avoir accueilli cet événement de référence pour la profession, et adresse toutes ses félicitations aux candidates et candidats.
Nawel Bénard, apprentie en Certificat de Spécialisation Pâtisserie de boutique à l’EPMT, a décroché la 2e place au concours du cookie organisé par Laura Todd à la Chocolate Academy Barry d’Hardricourt, avec son cookie crème brûlée.
Une recette alliant la technique pâtissière classique à un format populaire et créatif, revisitant avec justesse la douceur de la crème brûlée pour convaincre le jury. Une belle reconnaissance pour Nawel et pour la qualité de la formation dispensée à l’EPMT.
L’EPMT adresse toutes ses félicitations à Nawel pour cette belle performance, et remercie Laure Martin-Carlotti et Nicolas Guilbault pour leur accompagnement et leur investissement auprès de leurs apprentis.
©The Travelbud
Le 16 avril, l’École de Paris des Métiers de la Table a accueilli la finale de la 18e édition du concours Jeunes Talents Escoffier, réunissant de jeunes professionnels de moins de 25 ans venus des quatre coins du monde.
Organisée par les Disciples Escoffier International, cette finale internationale a transformé, le temps d’une journée, les plateaux techniques de l’EPMT en véritable scène d’excellence, en cuisine comme en salle. Placés sous l’autorité de jurys présidés par le chef Jean-François Rouquette, Meilleur Ouvrier de France, et Frédéric Kaiser, MOF Maître d’hôtel, les candidats ont été évalués dans le respect des standards d’excellence propres à la profession.
À travers ces épreuves, c’est toute une vision des métiers qui s’est exprimée, fidèle à l’héritage d’Auguste Escoffier, où la rigueur du geste se conjugue à la transmission et à l’ouverture internationale. Une approche en résonance directe avec les engagements de l’EPMT, que son directeur général Ismaël Menault a tenu à rappeler, en soulignant le rôle structurant de ces expériences dans le parcours des apprentis. Il a également mis en perspective les actions menées par l’école pour favoriser la mobilité, en région comme à l’international, à travers ses programmes dédiés Etoiles & Terroirs® et Etoiles & Continent®.
À cette occasion, Ismaël Menault s’est vu remettre la médaille d’honneur des Disciples Escoffier, des mains de Christian Heuline, secrétaire général de l’association, saluant ainsi son engagement en faveur de la transmission et du rayonnement des métiers de la gastronomie.
La finale a distingué la France en cuisine et la Polynésie Française en service en salle, reflétant la diversité des talents réunis pour cette édition.
En accueillant cette finale, l’EPMT confirme sa place au sein d’un réseau international engagé et poursuit son implication en faveur du rayonnement de la gastronomie et des métiers de la salle au-delà des frontières.
L’école remercie les Disciples Escoffier International pour leur confiance, ainsi que l’ensemble des jurys, partenaires et équipes mobilisés.
Les 7 février et 14 mars 2026, près de 1 200 visiteurs ont été accueillis à l’EPMT à l’occasion de ses Journées Portes Ouvertes. Deux rendez-vous qui confirment leur rôle déterminant dans la construction des parcours d’orientation.
Au fil de ces deux journées, plusieurs centaines d’entretiens ont été réalisés, révélant une attente forte des jeunes et de leurs familles : trouver une formation concrète, porteuse de sens et directement connectée aux réalités du terrain. Dans un contexte où l’orientation reste un enjeu structurant, ces temps d’échange permettent de passer d’une intention à une projection, voire à une décision.
À l’EPMT, les Journées Portes Ouvertes reposent sur une approche immersive : découverte des plateaux techniques, échanges directs avec les formateurs, retours d’expérience des apprentis. Autant d’éléments qui permettent aux visiteurs de dépasser l’information pour entrer dans une véritable projection professionnelle, au plus près des réalités du terrain.
Cette dynamique se traduit aussi par la possibilité, pour ceux qui le souhaitent, de passer un entretien d’admission sur place. Un format qui facilite le passage à l’action et permet, dans certains cas, d’engager immédiatement un parcours en alternance.
La présence de professionnels reconnus, venus partager leur expérience lors de séances de dédicaces, a également contribué à enrichir ces journées. Les MOF Guillaume Gomez et Simon Verger, ainsi que Katherine Khodorowski, ont apporté un éclairage concret sur les exigences et les évolutions des métiers.
Ces éditions confirment une tendance de fond : les jeunes recherchent des parcours lisibles, professionnalisants et rapidement porteur d’employabilité. Avec un taux d’insertion supérieur à 80 % dans les 6 mois après la sortie de formation, l’EPMT s’inscrit pleinement dans cette attente, en articulant formation et expérience en entreprise.
Plus qu’un temps d’information, ces Journées Portes Ouvertes sont souvent le moment où un projet devient concret et commence à se transformer en parcours.
Un grand merci à l’ensemble des équipes, apprentis et partenaires mobilisés, dont l’implication fait de ces rendez-vous un moment clé dans la construction des parcours.
©Alice Santini
Anne-Héloïse Bellanger a rejoint l’EPMT pour occuper un poste nouvellement créé : Chargée de mission éducative et de sécurisation des parcours. Une fonction qui dit beaucoup des enjeux actuels de la formation par apprentissage : accompagner les apprentis au-delà du seul cadre pédagogique, pour que chacun puisse aller au bout de son parcours.
Je suis sortie d’études il n’y a pas longtemps. J’ai d’abord obtenu un DUT Carrière Juridique, puis une licence 3 en administration économique et sociale. Ensuite, j’ai fait un master MEEF parcours Sciences Économiques et Sociales. En parallèle, je suis devenue réserviste dans la gendarmerie nationale, et juste avant d’arriver à l’EPMT, j’ai suivi une classe préparatoire pour les concours d’officier de gendarmerie.
J’avais envie de découvrir le milieu de l’hôtellerie-restauration, et aussi de comprendre de l’intérieur comment fonctionne l’apprentissage. C’était vraiment une opportunité de découvrir un environnement qui a ses propres codes et particularités.
Les causes de rupture les plus fréquentes sont souvent liées à des difficultés familiales, financières ou sociales, mais aussi à un manque de motivation. Pour moi, la meilleure manière d’anticiper ces ruptures, c’est d’essayer de connaître vraiment le parcours et la situation des jeunes, afin de pouvoir les accompagner au plus près de leurs besoins. Et c’est aussi important de leur faire connaître mon rôle, pour qu’ils sachent qu’ils peuvent demander de l’aide avant que la situation ne se dégrade.
La sécurisation des parcours, c’est le fait de suivre les jeunes qui sont en risque de décrochage (ou qui décrochent déjà) et de mettre en place des actions pour comprendre ce qui se passe pour eux. L’idée, c’est de trouver avec eux des solutions, surtout quand ils sont motivés pour s’en sortir : les aider à revenir en cours, ou parfois les accompagner vers une réorientation, que ce soit au sein du CFA ou ailleurs si c’est plus adapté.
Je travaille en transversalité avec beaucoup de services : la pédagogie, le placement, le service financier, la vie à l’école, et le service des examens.
Dans ce rôle, j’aimerais surtout être là pour les apprentis, de manière simple et concrète.
Qu’ils sachent qu’ils peuvent venir me voir quand quelque chose ne va pas, qu’on puisse en parler ensemble, et qu’ils n’aient pas à gérer ça seuls. Mon objectif, c’est de les aider à garder de la motivation, à comprendre ce qu’on attend d’eux, et à avancer vers la réussite de leur diplôme.
Avec les familles, j’aimerais rendre les choses plus claires, être disponible pour leurs questions et créer une vraie relation d’échanges. Je veux qu’elles sentent qu’on va tous dans le même sens : la réussite et le bien‑être de leur enfant.
J’espère pouvoir rassurer, accompagner et simplifier les parcours, pour que chaque jeune puisse aller au bout de sa formation dans de bonnes conditions.
Nous remercions Anne-Héloïse pour ces échanges et lui souhaitons la bienvenue au sein des équipes de l’EPMT.